


Raw Materials
Baltic Centre for Contemporary Art, Gateshead, Royaume-Uni
22 Mars - 30 Juin 2013
Fabrice Hyber est l´un des artistes les plus inventifs et les plus influents de sa génération. L´évolution constante de son travail comprend la peinture, le dessin et l´installation et est développé à partir d´un principe d´échos, dans lequel chaque travail est en réponse à un autre. Depuis les années 1980, Hyber a créé des œuvres hybrides réalisées à partir d´une vaste gamme de matériaux et basé sur un réseau d´associations inattendues. Dans ses expositions, les visiteurs sont invités à découvrir le travail en interagissant avec lui directement et générer de nouveaux comportements. Matières Premières est la première exposition solo de l´artiste à grande échelle au Royaume-Uni et réunira plus de cinquante œuvres couvrant la carrière prolifique de Fabrice Hyber.
Fabrice Hyber: Matières Premières a été présentée initiallement au Palais de Tokyo, Paris.
Pour plus d´informations : www.balticmill.com


Prototypes d´Objets en Fonctionnement (POF)
Mac/Val - Musée d´Art Contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine, France (catalogue)
20 Octobre - 20 Janvier 2013
Au MAC/VAL, dès le 20 octobre, Fabrice Hyber présente pour la première fois l´intégralité des POF (Prototypes d’Objets en Fonctionnement), réalisés entre 1991 et 2012, - comme le Ballon carré – POF n°65 ou Oto, la voiture à double tranchant – POF n°87, ou encore Ted Hyber – POF n° 51 -, soit plus de 150 oeuvres et autant de façons de placer le visiteur au coeur du dispositif, en l’invitant à les manipuler.
Fabrice Hyber modifie ainsi la conscience et la pratique que nous avons de ces objets puisque leurs formes réinventées induisent de nouveaux comportements. En déplaçant leur fonction originelle, les POF génèrent un mode d’appropriation singulier et nécessitent souvent l’invention d’un mode d’emploi pour un usage en constante évolution, questionnant ainsi la relation que l’on entretient avec les objets du quotidien et plus généralement l’oeuvre d’art.
Fabrice Hyber, artiste prolifique présent depuis plus de vingt-cinq ans sur la scène artistique internationale et Lauréat du Lion d’Or de la Biennale de Venise en 1997, a construit un oeuvre rhizomatique où chaque pièce se fait l’écho d’une autre, créant ainsi un ensemble protéiforme qui reflète le foisonnement de sa pensée. S’il en matérialise le processus à l’aide de la peinture, la sculpture, l’installation, la vidéo ou encore en investissant le champ de l´entreprise et du commerce, c’est bien le dessin qui est à l’origine de toutes ses oeuvres. À cet égard, les POF sont symptomatiques de ces mécanismes, sur un mode léger, inventif, insolite, ludique, parfois utopique, critique ou satirique, mais toujours humoristique.
L’exposition monographique du MAC/VAL, entre en résonance avec celles proposées parallèlement par le Palais de Tokyo, la Fondation Maeght et l’institut Pasteur, pour éclairer l’oeuvre de l´un des artistes français les plus bouillonnants et inventifs d’aujourd’hui.
L’évidence des POF
« À la suite des objets hybrides (exemple Chatouille, 1988), les POF sont apparus en 1991, lorsque j’ai vu que les objets expérimentaux, issus de mes recherches, pouvaient susciter de nouveaux fonctionnements. Qu’ils pouvaient provoquer et développer à l’atelier, comme chez les visiteurs dans les expositions, des facultés, des aptitudes ou des attitudes inattendues. Les visiteurs devenaient des acteurs et les objets n’étant jamais finis, il y avait la possibilité que le développement soit durable. L’invention du terme : Prototype d’Objet en Fonctionnement, vient de la nécessité d’offrir aux visiteurs des alternatives à la simple contemplation. Lors d’une exposition, j’ai vu que l’objet activait dans l’esprit du visiteur une écologie mentale : plus positive que l’écologie comportementale, celle-ci montrait que notre action peut être induite en amont et que les POF nous permettent d’absorber de nouveaux systèmes et surtout, d’en inventer.
À la différence d’un Prototype industriel, le POF aborde la méthode de fabrication et devient peu à peu un mode d´emploi. Le POF libération des bonzaïs, par exemple, donne la possibilité à celui qui à un bonzaï de le planter en pleine terre : plus de tabou. Aujourd’hui, trois plantations de Bonzaïs existent à Vienne, à Tokyo et en Vendée. Les POF se sont multipliés et ont pris diverses formes, j’ai alors imaginé les POF shops, des « magasins » où coexistent deux types de POF : les objets préfabriqués et les méthodes de fabrication des POF à faire soi-même. Puis j’ai tourné des vidéos de présentation de chacun d’eux. Là aussi, les vidéos sont devenues des POF puisqu’elles ne présentaient pas seulement un mode d’emploi avec une méthode d’utilisation, mais des possibilités de fonctionnement. Elles sont toutes sans paroles.
Les POF sont des ouvertures, des possibilités. »
Fabrice Hyber


La Collection Giuliana et Tommaso Setari, Retour à l´intime
La Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert
20 Octobre - 13 Janvier 2013
La Maison Rouge poursuit son cycle d’expositions de collections privées et présente à partir du 20 octobre, la collection Giuliana et Tommaso Setari.
La collection de ce couple italien s’est constituée en écho à leurs divers lieux de résidence durant leur vie nomade : New York, Milan, Rome, Capri, Bruxelles et enfin Paris, où ils se sont installés en 2001. Au cours de ces étapes successives de leur vie, la cohabitation avec les œuvres dans leur espace domestique et les liens avec les artistes sont devenus primordiaux dans leur existence.
Tout en étant internationale, la collection Setari se concentre sur des artistes européens et italiens : Sol Lewitt, Fabrice Hyber, Gerhard Richter, Franz West, Carla Accardi, Luciano Fabro, Michelangelo Pistoletto, Ettore Spalletti …Les artistes confirmés côtoient de plus jeunes générations, Grazia Toderi, Elisabetta Benassi, Bruna Esposito, Fabien Verschaere.
C´est à cette occasion que seront présentées deux oeuvres de Fabrice Hyber, la Peinture homéopathique n°22, 2002, 2003, et le P.O.F. n°3 - Balançoire, 1990-2006.
Parallèlement, Giuliana Setari-Carusi a créé en 2001, une fondation privée à but non lucratif, la Dena Foundation for Contemporary Art, qui se consacre à la promotion et la diffusion de la jeune création artistique. La maison rouge donne carte blanche à la DENA foundation dans un autre espace, pour présenter la jeune scène italienne à travers le prisme d’une sélection de revues et d’associations d’artistes indépendantes, si essentielles dans l’animation de la scène artistique contemporaine de la péninsule délaissée ces dernières années par les institutions publiques.


Essentiel. Peintures Homéopathiques.
Fondation Maeght, St Paul de Vence, France
6 Octobre - 6 Janvier 2013
La Fondation Maeght propose, du 6 octobre 2012 au 6 janvier 2013, une rétrospective inédite des Peintures homéopathiques de l’artiste contemporain français Fabrice Hyber. Plus de vingt oeuvres dont certaines de très grandes dimensions (10 à 15 mètres) seront présentées parmi les 30 réalisées par Fabrice Hyber à ce jour. L’exposition présente également un ensemble d’Hommes de Bessines qui, dans les fontaines au sein des jardins de la Fondation, dialoguent particulièrement avec les oeuvres de Miró mais aussi, Calder, Braque, Dietman ou Takis.
« Avec cette exposition, la Fondation Maeght renoue avec les grandes expositions consacrées aux oeuvres innovantes d’artistes vivants, qui interrogent le monde grâce à des prises de risque et des hypothèses surprenantes qui sont la nature même de leur oeuvre, précise Olivier Kaeppelin, directeur de la Fondation Maeght. Fabrice Hyber est l’un des artistes les plus représentatifs de cette recherche permanente. Les Peintures homéopathiques que nous présentons depuis 1986 à aujourd’hui sont la matrice de son oeuvre, dont les sujets centraux sont la mutation, la transformation, les dynamiques positives ou négatives qui changent l’espèce, les entreprises humaines, modifiant ainsi le monde et ses formes. En ce sens, il est dans la droite ligne des objectifs fixés par Aimé et Marguerite Maeght comme par André Malraux. Passionné par la question de la contradiction et la puissance de ses effets sur nos comportements, il se sert de cette énergie qui est la même qu’utilisait Miró dont il est l’un des lointains héritiers grâce à la philosophie, la science et l’esprit ludique avec lesquels il questionne le cosmos humain. Sa pensée se manifeste par son dessin et ce sont les deux que la Fondation Maeght a choisi d’accueillir à travers la richesse des Peintures homéopathiques et des Hommes de Bessines, véritables « corps fontaines », dans les jardins de la Fondation. Avec cette exposition, le public découvrira, après ceux d’Ovide et d’Apulée, de nouveaux épisodes de l’histoire des Métamorphoses de la matière et du monde. »


Sans Gêne
Institut Pasteur, Paris
2 Octobre - 2 Octobre 2013
"L´idée était de dessiner, sans gêne, tout ce qui me passe par la tête à propos des sciences. Et les imageries médicales ont apparemment toujours un aspect sans gêne surtout quand il s´agit de parties génitales... Mon engagement, à Pasteur, a été de proposer des images encore moins attendues, mêlant médecine et astrophysique, physique et télépathie ou encore commerce et génétique. Le mur de l´ascenseur, support de Sans gêne, me fait penser à la double hélice de l´ADN, une grande échelle, un story board géant de cinq étages. Cette échelle de l´ADN m´évoque aussi une forêt ou la pendule de Foucault, apparu dans le même siècle que Pasteur. J´ai improvisé les dessins en fonction des informations que j´ai eues sur les différents éléments et travaux de recherches qui auront pour cadre ce nouveau bâtiment de l´Institut, dédié aux maladies émergentes.
Certains dessins et textes noirs. D´autres, à la différence des tableaux blancs des chercheurs souvent limités aux noirs, rouges, bleus et verts des feutres, sont colorés avec les couleurs extrêmement fines utilisées à Sèvres, qui permettent des nuances inattendues.
Un grand tableau (oeuvre et recherche) qui reprend l´ensemble des ingrédients de ma pensée ainsi que mes réflexions sur la recherche fondamentale et appliquée (qu´elle soit artistique ou scientifique). L´art est quelquefois appliquée à la science et vice-versa!
Sans gêne s´adresse en priorité aux usagers du nouveau bâtiment, et donc, à des chercheurs."
Fabrice Hyber


Astrup Fearnley Museet
Oslo, Norvège
29 Septembre - 27 Janvier 2013
Inauguration du nouveau musée d´Art Contemporain d´Oslo, le Astrup Fearnley Museet. Lors de l´exposition To Be With Art Is All We Need, se fera la présentation des oeuvres de la collection permanente, dont la magnifique peinture homéopathique de Fabrice Hyber.


Matières Premières
Palais de Tokyo, Paris
28 Septembre - 7 Janvier 2013
PROLONGATIONS JUSQU´AU 14 JANVIER.
Plus jeune artiste à ce jour à avoir obtenu un lion d’or à la biennale de Venise, 1997, Fabrice Hyber est aujourd’hui une des figures artistiques françaises les plus reconnues sur la scène internationale. Le Palais de Tokyo propose une exposition d’envergure de cet artiste riche de projets et de réalisations mais rarement présenté dans une institution parisienne, depuis son « Hybermarché » au Musée d’Art Moderne de la ville de paris en 1995. Outre son ampleur, ce projet se nourrit d’une volonté de porter un regard à la fois rétrospectif et innovant sur son œuvre, qui s’efforcera de cristalliser sa production tout en la confrontant à de nouvelles pièces, offrant ainsi la possibilité d’un positionnement critique sur son travail.Inaugurant les nouveaux espaces du Palais de Tokyo, Fabrice Hyber propose un projet qui permettra de découvrir ce nouveau lieu au travers de sa vision artistique.
"Dans ma recherche d´une écologie mentale, il m´est paru nécessaire de mettre l´accent sur les moyens de production. J´ai mis en place des structures et des expositions qui traitent de ce sujet. Le moment est venu d´aller plus en amont et de mettre en valeur les matières premières de l´art et des réalisations.L´immersion de nos corps et nos esprits dans des codages de plus en plus complexes nous rendent fragiles. Dans un souci de préserver nos indépendances, il s’agit de saisir dans notre quotidien les qualités génératrices...L´exposition se présente comme un lieu de remise en forme. Avec deux entrées : l’une active et l’autre contemplative. L´entrée active commence par un vestiaire où les visiteurs se délestent de leurs accessoires. L´exposition est construite comme un paysage mental. Elle s’organise autour d’un certain nombre de modules. Les visiteurs pourrons y tester des pofs, des objets ou expérimenter des situations. Dans ce «campement» d´oeuvres où l´artifice remplace la nature et où la nature est maîtrisée, cernée, le dehors frôle le dedans.Le second circuit sera contemplatif et les visiteurs guidés au dessus des murs auront une vision des expositions en plongée : un chemin de surveillance... le chemin du douanier devenu un lieu de contemplation.Chaque module est lié à un comportement, à une situation qui peuvent suggérer des possibilités de connections connues ou inconnues. Bien au-delà des frontières, les réseaux sont ici mis en valeur et passent par la mise en avant des partenaires nécessitant la transparence des moyens de production et d´apparition des formes : un avant réel.Chaque oeuvre est une expérience supplémentaire pour être plus résistant."
L’exposition de Fabrice Hyber se développera selon deux parcours, vecteurs d’expériences distinctes. Un chemin permettra de participer activement à l’exposition, l’autre, de la traverser par le biais de plates-formes la surplombant, affirmant ainsi la posture d’observateur du visiteur.Structurée autour de la figure du corps, l’exposition sera pour Fabrice Hyber l’occasion de proposer une possible réappropriation des sens au travers de dispositifs stimulants. Des P.O.F.(Prototype d’Objet en Fonctionnement) seront également disséminés dans les espaces du Palais de Tokyo. Ils apparaîtront comme autant d’organes gravitant autour du noyau que formera l’exposition, renvoyant aux notions d’organisme et de contamination, prépondérantes dans le travail de l’artiste.Les différents partenariats entrepreneuriaux qui pourraient se concrétiser au cours de l’élaboration du projet, seront mis en avant afin d’en dévoiler son organisme. Ils se manifesteraient au travers d’objets produits à cette occasion, dont les matières auront été amplifiées afin d’en révéler les constitutions.



