


Les Territoires du désir ou les métamorphoses d´un musée imaginaire
Musée d´Art moderne André Malraux, Le Havre, France
15 Octobre - 29 Janvier 2012
Dans l’esprit des expositions « Vagues » et « Nuages », qui faisaient dialoguer des œuvres emblématiques de ses collections (Courbet, Boudin) avec des œuvres contemporaines (photos et vidéos), Les Territoires du désir ou les métamorphoses d’un musée imaginaire propose une relecture des riches collections permanentes du Musée d’Art moderne André Malraux à l’aune de photographies contemporaines, à travers un accrochage entièrement repensé.
L’exposition s’articule en cinq sections : «Extases et martyrs», «Dans l’intimité du regard (être au monde)», «Paroxysmes», «Paysages ordinaires» et «Silencieuse nature» et réunit 68 œuvres. Elle repose sur le principe d’une association de deux œuvres en paire, une peinture du XVIIe au début du XXe à côté d’une photographie le plus souvent contemporaine, jouant ainsi sur l’idée du mimétisme de la citation, de la digression… Ainsi Jusepe Ribeira et Luca Giordano se voient-ils « confrontés » à Pierre Gonnord, Renoir à Elina Brotherus, Dufy à Véronique Ellena, Sébastien Stoskopff à Valérie Belin, Gustave Courbet à Balthasar Burkhard, Hubert Robert à Patrick Tosani, Boudin à Jean-Luc Mylayne ou Jean-Luc Tartarin….



French Art Today - Marcel Duchamp prize
National Museum of Contemporary Art, Séoul, Corée
25 Juillet - 16 Octobre 2011
Marking the tenth anniversary of the Marchel Duchamp Prize (Le Prix Marcel Duchamp), the exhibition presents works by more than 20 artists including prize winners and candidates including Duchamp.
It encompasses paintings, sculptures, installations, photographs, and videos as well as ready-made works, the core concept of Duchamp´s artworks.
Visitors can experience diverse aspects of French contemporary art through the originality of numerous artists who are Marcel Duchamp Prize winners or candidates.


Eyes Wide Shut International Fotofestival Knokke-Heist
Centre culturel Knokke-Heist, Knokke-Heist, Belgique
9 Avril - 13 Juin 2011
Valérie Belin est une photographe française, née en 1964 à Boulogne-Billancourt. Dans son œuvre, elle recherche les nouvelles possibilités offertes par le média ‘photographie’. Ses photos explorent constamment la limite entre le monde réel et le monde virtuel. Avant, la technologie numérique était simplement utilisée pour corriger ou ‘retoucher’ les photos. Aujourd’hui, cette technologie permet de créer des images entièrement nouvelles, inexistantes.
L’exposition Eyes Wide Shut de Valérie Belin présente des œuvres de la photographe liées à la notion d’avatar. Dans sa signification la plus commune, un avatar est une représentation d’un utilisateur informatique sous la forme d’un modèle tridimensionnel ou d’une icône. Les personnages et portraits de Belin ne sont pas des avatars au sens strict du terme, mais se réfèrent largement à la thématique que ce phénomène évoque.
Belin recherche dans le monde réel ces moteurs primitifs qui définissent si ouvertement et sans la moindre gêne les mondes virtuels. Sexe, violence, goût de la magnificence et du faste émergent également dans son œuvre. Ainsi, elle a suivi une danseuse dans un cabaret sur les Champs-Élysées, elle a photographié des voitures de luxe de la collection Schlumf ou elle présente des icônes déchues de notre culture typique de consommation. Le monde de Belin est peuplé de personnes à la recherche d’autres identités telles que des bodybuilders, des sosies de Michael Jackson ou des transsexuels. Parfois, de modèles retravaillés numériquement qui sont si fallacieusement beaux qu’ils ne semblent absolument plus appartenir à notre monde réel.
L’exposition Eyes Wide Shut présente un large panorama de l’œuvre de cette photographe dont le travail a été repris dans d’innombrables collections telles que le MOMA (New York), le Musée de l’Élysée (Lausanne) et le Musée National d’Art Moderne Centre Pompidou (Paris).


French Window : Looking at Contemporary Art trough the Marcel Duchamp Prize
Mori Art Museum, Tokyo, Japon (catalogue)
26 Mars - 28 Août 2011
For ten years, an elite association of contemporary art collectors known as ADIAF has hosted what has become one of France’s most prestigious art awards, the Marcel Duchamp Prize. To celebrate the award’s first decade, this exhibition presents the work of 28 artists, including all of the winners of the Grand Prix, selected finalists and also Duchamp himself.
The exhibition’s title refers to Duchamp’s well known work Fresh Widow, which depicts a French window, and a similar theme is continued through the show’s five sections: "Duchamp´s Window," "The View from the Window," "The Window of Time and Space," "The Window of the Inner World" and "Inside the Window." Together, they provide a comprehensive view of the contemporary French art scene. The exhibition begins with important works by Duchamp himself, and then presents the esprit of contemporary French art through a selection of paintings, sculptures, photographs, installations and videos made by artists of diverse ages and cultural backgrounds. The final section includes a re-creation of a French collector´s apartment, complete with artworks.
The exhibition provides an opportunity to experience contemporary French art as it exists today – a unique expression of the nation’s psychological landscape – and at the same time it provides insight into how the collectors of this art incorporate it into their own lives. We hope visitors are inspired to contemplate for themselves the nature of art and life as well as the role that collectors can play in any art scene.
Association for the International Diffusion of French Art (ADIAF)
France’s largest association of private collectors was established in 1994 with the aim of introducing the contemporary French art scene to the world. Since 2000, it has organized the Marcel Duchamp Prize in collaboration with the Centre Pompidou, FIAC* and other organizations.


Hungry Eyes
FoMu, Anvers, Belgique (catalogue)
9 Février - 5 Juin 2011
Le FoMu met en place, au printemps 2011, une exposition qui éveillera tant les papilles optiques que gustatives du spectateur. Trois photographes explorent, chacun à leur manière le concept de nourriture. Tony Le Duc expose une œuvre foisonnante, riche de plus de 25 ans de photographie culinaire. Pour accompagner ses photographies, le FoMu présente également une rétrospective du livre de cuisine illustré.
L’artiste russe Dimitri Tsykalov, qui habite et travaille à Paris, transforme des fruits trop mûrs en symboles de vanité et explore les frontières de l’éphémère en creant des armes de chair morte.
Enfin le thème de le nourriture revient régulièrement dans les séries de Valérie Belin. Elle photographie ses susjets de telle manière qu’ils pertent leur statut de ‘d’objet’. L’exposition montre comment Belin transforme un corbeille de fruits ou un sachet de chips à travers ses photographies.


The Truth is Not in the Mirror
Haggerty Museum of Art, Milwaukee, USA
12 Janvier - 27 Mai 2011
Organized by the Haggerty Museum of Art, this exhibition, featuring established and emerging photographers, will explore the idea of portraiture and identity in the broad sense. While a portrait is typically an artistic representation of a person where verisimilitude is the goal, here the definition is expanded. Rather than straight photography, the artists in this exhibition are often interested in narrative contexts and in taking photography into new directions. As the title - The Truth is Not in the Mirror - suggests photography as the power to suggest, construct, and deny narrative. In this exhibition, many of the photographers are contemporary story tellers and, in this sense, their work reflects facets of our often fractured society.
The artists in this exhibition include Dawoud Bay, Jesse Burke, Kelli Connell, LaToya Ruby Frazier, David Hockney, Graham Miller, Martin Parr and Valérie Belin.


Autour de l’Extrême
Maison Européenne de la Photographie, Paris
10 Novembre - 30 Janvier 2011
Esthétique de l’Extrême
Le pouvoir symbolique et allégorique de la photographie, aussi bien que son caractère documentaire, nous confrontent à la dimension extrême de la vie qui oscille entre le sublime et l’horreur. Pratique accessible à tous, la photographie nous aide à comprendre que les plus dures épreuves de douleur et de violence peuvent paradoxalement nous conduire vers une expérience existentielle ouvrant, telle une épiphanie, à la perception du sublime. «Autour de l’Extrême» renvoie à une des constantes de la création contemporaine qui tend à repousser inexorablement les limites, qu’elles soient sociales, politiques, esthétiques ou scientifiques.
A travers l’œuvre de photographes internationalement reconnus comme Pierre Molinier, Mapplethorpe, Andres Serrano ou Joel-Peter Witkin, mais aussi à travers le regard de jeunes talents comme le brésilien Rodrigo Braga, ou Raphaël Dallaporta, l’exposition explore tous les territoires du visible, de la conquête de la lune aux conflits les plus récents, en passant par la recherche médicale ou les expérimentations autour du corps et de ses représentations.
Certains travaux sont présentés en série, comme par exemple celui réalisé par Valérie Belin sur les sosies de Michael Jackson, ou le reportage de 25/34 Photographes sur les punks et les skins des grandes villes euro-péennes. D’autres ont été spécialement produits à cette occasion par Alain Volut, Claudia Jaguaribe, Pierre Notte... Tous cependant se répondent ou se confrontent.
Mais rendre visible la transgression, le dépassement, ou l’interdit, c’est paradoxalement les neutraliser et, au bout du compte, les rendre accep-tables. Face à l’extra-ordinaire, la photographie a le pouvoir de banaliser le réel. Ainsi, ce qui est donné à voir dans ces images n’est le plus souvent que l’approche de l’extrême, cet «autour» qui le met à distance. Quand, en 1964, Jean-François Bauret réalise le premier nu masculin pour la publicité, l’image fait sensation. Aujourd’hui reléguée au rang d’icône, elle a perdu - de même que le portrait d’Yves Saint-Laurent réalisé par Jeanloup Sieff - son parfum de scandale.
Notre époque qui aime les excès en tout genre, la démesure, le moralement inadmissible, l’horreur, semble avoir épuisé toutes les ressources de l’émotion et du désir de voir. Rares sont les images, en effet, qui peuvent encore choquer. Dès lors, à travers la collection de la Maison Européenne de la Photographie qui illustre l’histoire de l’image fixe de la deuxième moitié du XXème siècle, défile non un spectacle du pire, mais une anthologie de l’extrême, une esthétique que seul le balancier de l’histoire pourrait, à un moment ou un autre, refigurer.


STEIDL, quand la photographie devient livre, de Robert Frank à Karl Lagerfeld
Monnaie de Paris
9 Novembre - 19 Décembre 2010
STEIDL
Quand la photographie devient livre
De Robert Frank à Karl Lagerfeld
Depuis 2008, la Monnaie de Paris participe au Mois de la Photo.
Cette année, c’est à une personnalité incontournable du monde de la photographie que la Monnaie de Paris rend hommage : Gerhard Steidl.
Fondateur, en 1972, de la maison d’édition et de l’imprimerie qui portent son nom, Steidl a contribué à la vulgarisation du travail des plus importants photographes d’hier et d’aujourd’hui au travers d’ouvrages admirables. La qualité de la mise en page, de la typographie, le choix du papier, l’extrême soin porté à la fabrication même du livre en font un objet d’art prisé de tout amateur. Les artistes – photographes, mais aussi plasticiens ou écrivains – qui ont collaboré avec Steidl parlent d’une expérience unique, tant au plan technique qu’en matière de complicité, de créativité et d’amitié.
Lorsque Steidl s’enthousiasme pour un photographe, il y a de fortes chances qu’il fasse de nombreux projets avec lui. Plus trente livres de Robert Frank ont paru à ce jour. La collaboration entre l’éditeur et le photographe a débuté il y a six ans seulement lorsque Steidl proposa à Frank de réaliser de nouvelles publications, de reprendre les maquettes jamais publiées, et de réimprimer les classiques épuisés. Josef Koudelka a été invité à refaire son fameux livre consacré aux Gitans, trente-cinq ans après sa parution. Son rêve était de reprendre la maquette d’origine. Ed Ruscha a réalisé l’année dernière un livre d’artiste extraordinaire : On the Road est entièrement conçu par Ruscha avec de vrais tirages photographiques, pour le roman fondateur de Jack Kerouac, Sur la route. Lewis Baltz a travaillé étroitement avec Steidl pour publier ses oeuvres complètes – le rêve de tout artiste. Et Jim Dine a publié près de vingt titres chez Steidl, dont Hot Dream en 2008 réunissant cinquante-deux volumes. Le projet, sur une idée de l’artiste, consistait à réaliser un livre par semaine. Hot Dream – une installation réalisée par Jim Dine in situ – est une invitation à s’immerger dans une expérience multisensorielle. Quant à Karl Lagerfeld, Steidl publie l’ensemble de son travail photographique, en plus du travail commercial commandé par Chanel. Pas moins de cinquante ouvrages sont sortis depuis le premier livre paru en 1995. Aujourd’hui, les deux fidèles partenaires travaillent sur un nouveau projet de livre, Daphnis and Chloe, Now.
L’exposition, organisée à l’origine par le Musée de l’Elysée de Lausanne, est présentée dans une nouvelle version à la Monnaie de Paris. Elle dévoile la genèse de ces ouvrages, ainsi que la profondeur des liens entre les artistes et l’éditeur. Le public est invité à pénétrer au coeur de la production des livres et de découvrir des maquettes, de la correspondance et des esquisses d’artistes. A ce riche matériel s’ajoute une sélection de tirages de la collection de la Maison Européenne de la Photographie dont nous fêtons les trente ans. David Bailey, Robert Adams, Valérie Belin, Raymond Depardon, Robert Polidori ou Joel Sternfeld figurent au catalogue de Steidl. Leurs images établissent ainsi un dialogue avec l’éditeur, ses sources d’inspiration et ses livres.
Henri Cartier-Bresson affirmait que « la photo se regarde dans les livres, pas au mur ». L’exposition propose une visite inédite de la photographie au livre.


De leur temps (3), 10 ans de création en France, le prix Marcel Duchamp
Musée d’Art Moderne et Contemporain de la ville de Strasbourg, Strasbourg
6 Novembre - 13 Février 2011
“Of their times (3), 10 years of creation in France: the Marcel Duchamp Prize” is the third chapter of a series of exhibitions (after the Museum of Tourcoing in 2004 and the Museum of Grenoble in 2007) initiated by the ADIAF (Association for the International Diffusion of French Art). This association today includes nearly 300 collectors and art lovers who, according to their own unique tastes, are committed to promoting and backing “artists of their times”. Spurred on by Michel Poitevin, this third edition will be devoted to artists of the Marcel Duchamp Prize, established in 2000 by the ADIAF and celebrating its tenth anniversary this year.
The exhibition presented at MAMCS and at the Frac Alsace allows the public to see or have a second look at prize winners as well as the entire group of artists nominated for the prize, totaling nearly 40 of today’s creators.
Fruit of the crossroads between private collectors (75 collections) and public institutions, the exposition brings to the forefront 150 works from private collections, on view at Strasbourg’s Museum of Modern and Contemporary Art and at the Frac Alsace, Sélestat. The selected works are evidence of the diversity of practices used by contemporary artists. Thus we find paintings (Adam Adach, Carole Benzaken, Bernard Frize…), sculpture (Didier Marcel, Xavier Veilhan, Wang Du…), photography (Valérie Belin, Eric Poitevin, Philippe Ramette…), video (Dominique Gonzalez-Foerster, Laurent Grasso…) and installations (Thomas Hirschhorn, Michel Blazy, Tatiana Trouvé, Claude Lévêque…). Lively portrait of the French artistic scene, the exhibition builds a representative inventory of the vitality found inside today’s art, translating the discerning eye of the collectors/loaners. While the artists undeniably demonstrate their uniqueness of approach, certain issues such as an understanding of political and social current events, a taste for the bizarre and dreamlike or again lessons of art history are also manifest in numerous creations. A visit has been etched out, emphasizing these recurring themes inside the exhibition. Alongside the possible artistic filiations put in perspective, it presents works that have rarely been shown together, thus highlighting the approach of their authors. This is an invitation to the public to question what characterizes contemporary art of our times, selected works give us keys to understanding the poetic, political, experimental and often critical aspects behind established codes in art and society.


Elles@Centre Pompidou
MNAM Centre Georges Pompidou, Paris
27 Mai - 21 Février 2011
Pendant un an, du 27 mai 2009 au 24 mai 2010, le Musée National d’Art Moderne a décidé de « présenter ses collections au féminin ». Au travers d’une sélection de plus de 500 œuvres, de plus de 200 artistes, cet accrochage chronologique et thématique est entièrement consacré aux artistes-femmes du XXe siècle à nos jours.
Valérie Belin est exposée au niveau 4, salle 11A, dans la section « Corps slogan / La Belle et la Bête ». A mi-chemin entre le vivant et l’inanimé, son troublant portrait noir et blanc issu de la série Mannequins (2003) figure aux côtés d’œuvres de Marina Abramovic et Cindy Sherman et illustre parfaitement le propos de cette salle où « le portrait, libéré des conventions du genre et de la tentation mimétique, devient l’espace plastique de la conciliation des contraires, hybridant stéréotypes et formes refoulées. »
Pour plus d’informations sur l’exposition :
http://www.ina.fr/fresques/elles-centrepompidou/Html/PrincipaleAccueil.php



