VALERIE BELIN

Falsefakes

Centre de la Photographie, Genève, Suisse

5 Juin - 28 Juillet 2013

L’exposition interrogera la qualité documentaire de la photographie. Il est certain que nous partageons la conviction que la production d’images optiques fonctionne toujours comme témoignage de notre monde tangible. Cette croyance du XIXème siècle, scientifique et positiviste, est ébranlée dans les sociétés capitalistes contemporaines par la déréalisation de nos vies et la spectacularisation de l’information. Et les artistes y participent en renversant les codes photographiques, tels Jeff Wall ou Cindy Sherman.


Pour plus d´informations : www.centrephotogeneve.ch

Valérie Belin & I Could Never Be a Dancer

Centre national d´art et de culture Georges-Pompidou, Paris

20 Avril 2013

Le travail photographique de Valérie Belin se donne à voir « en chair et en corps » dans un dispositif scénique imaginé par I COULD NEVER BE A DANCER, en collaboration avec l’artiste. Pour la première fois, nous sommes invités à découvrir l’humanité des modèles de ses photographies dans l’ambigüité qui fonde sa démarche et qui situe les modèles entre vivant et inanimé, original et imitation.

Le dispositif imaginé par les metteurs en scène concentre en effet le regard sur la surface de fabrication des images où l’humain fait place à l’artifice et révèle la puissance des icônes représentées par les divers personnages.

 

La performance se joue comme une partition visuelle, une série de portraits (un bodyduilder, des Michael Jackson, des danseurs de salon…), qui mêle les effets de désincarnation et de « mise à distance » avec l’humanité des performers. La mise en scène rend sensible les fondements du goût de la photographe pour la culture populaire et la virtualisation du monde.

 

Performance de 3 heures, pour laquelle les spectateurs sont invités à choisir l’horaire du début de leur session (toutes les 30 mn).

 

Conception et mise en scène: Valérie Belin & I COULD NEVER BE A DANCER

Espace lumière: Caty Olive

Musique: Yasmine Hamdan

Production: Centre Georges Pompidou / Zimmermann & de Perrot

 

Avec:
Ben Jack´son

Kriss Jackson

Mo Jackson

MJ LIL

T-Vain Jackson

Smelly Jackson

 

 

Pour connaitre les horaires et les tarifs : Cliquez ici

 

Pour accéder à la billeterie en ligne : Cliquez ici

 

The Illusions of Life

Multimedia Complex of Actual Arts, Moscou, Russie

27 Février - 31 Mars 2013

The Illusions of Life est la première exposition personnelle de Valérie Belin à Moscou. Des séries mythiques de l´artiste seront présentées, telles que Mannequins, 2003 ou Chips, 2004, aux cotés desquelles se tiendront des oeuvres plus récentes issues des séries Balroom Dancer, 2008 ou encore Black-Eyed Susan, 2010.

 

Cette exposition a lieu dans le cadre du festival La Mode et le Style dans la Photographie de Moscou - 2013.

 

 

Pour plus d´informations : http://www.mamm-mdf.ru

 

 

Mannequin - Le corps de la mode

Cité de la mode et du design, Paris

16 Février - 23 Juin 2013

Exposition du 16 février au 19 mai 2013 (prolongations jusqu´au 23 juin 2013)

 

Le musée Galliera poursuit sa programmation hors les murs aux Docks – cité de la Mode et du Design, avec la présentation d’une nouvelle exposition "Mannequin - le corps de la mode".
Le mannequin est un acteur essentiel de la diffusion de la mode. Créé par et pour elle, il incarne les contradictions d’une industrie tiraillée entre création et commerce, dont l’une des principales activités est de produire des images. Des premières photographies du XIXe siècle aux pages de magazines, des publicités aux vidéos, le mannequin est reproduit à l’infini.


Empruntant son nom au mannequin en osier des salons de couture du xixe siècle, le mannequin vivant a pour fonction de porter les modèles devant les clientes comme devant l’objectif tout en gardant ce statut d’« objet inanimé » qui met en valeur les vêtements pour mieux les vendre. Pourtant le mannequin, défini comme un idéal féminin de beauté et de jeunesse, doit séduire avec une perfection tout artificielle. Formaté, dupliqué dans des poses mécaniques, façonné par le maquillage ou la retouche, ce corps modèle répond à des normes physiques et esthétiques qui, pour vendre du rêve, laissent peu de place au réalisme.
Depuis la naissance de la haute couture, femmes de la haute société et actrices jouent sans discontinuer les icônes de mode. Plus tard, les mannequins professionnels imposent leur visage et leur nom. Révélées par les couturiers ou les photographes, elles deviennent leurs muses, reconnaissables mais modelables au gré de leur inspiration. Devenues stars, elles font vendre du papier glacé.


Du mannequin anonyme à la cover-girl, du porte-manteau au sex-symbol, du top model à la girl next door, ces stéréotypes interrogent la valeur marchande, esthétique et humaine du mannequin. En réunissant ces images, l’exposition propose une histoire de la photographie de mode du point de vue du modèle et non plus seulement du photographe. Près de 120 tirages, des vidéos, des magazines de mode et autres ouvrages sont ainsi réunis. Les photographies de grandes signatures côtoient des objets en volume : mannequins de vitrine, mannequins couturière, marottes… La Galerie Jérôme de Noirmont a ainsi eu le plaisir de prêter une photographie de Valérie Belin issue de la série Mannequins datant de 2003. Cette série se compose de portraits de mannequins en cire qui donnent de loin une belle illusion du vivant. Ces derniers appartiennent en effet à une marque londonienne qui les moulent sur des vraies femmes, mais ces mannequins sont ensuite recomposés, les bras de l´une vont s´assembler sur le buste d´une autre, avec le cou d´un autre modèle… pour créer un être idéal.

 

 

Pour plus d´information : www.paris-docks-en-seine.fr

La Belle et la Bête

Institut Bernard Magrez, Bordeaux

13 Octobre - 27 Janvier 2013

Réunissant des oeuvres magistrales de grands artistes internationaux, dont Bernard Buffet ou René Magritte, auxquelles s’ajoutent de nouvelles oeuvres de la Collection Bernard Magrez, l’Institut Culturel vous propose une exposition d’art
moderne et contemporain avec les artistes : David Altmejd, Valérie Belin, Marie Bovo, Bernard Buffet, Wim Delvoye, Camille Henrot, Bharti Kher, Rachel Labastie, Sigalit Landau, Liza Lou, René Magritte, André Masson, Boris Mikhailov, Moataz Nasr, Shirin Neshat, Paola Pivi, Germaine Richier, Raqib Shaw, Xavier Veilhan et Yang Fudong (liste à confirmer)


Avec le soutien exceptionnel du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
pour le prêt de l’œuvre maîtresse de l’exposition : Les Oiseaux, le Rapace, 1959 de Bernard Buffet.


Et la participation des artistes en résidence de l’Institut Culturel :
Claire Adelfang, expose ses photographies dans le Pavillon du Château Labottière
Guy Limone, offre un regard nouveau et singulier sur la Belle Endormie
Judith Avenel présente son travail artistique dans le Pavillon du Jardin


Texte
: Paul Ardenne ( écrivain et historien de l’art )
Commissariat artistique
: Ashok Adicéam


En octobre 2012, la nouvelle exposition d’art moderne et contemporain de l’Institut Culturel Bernard Magrez croisera des regards d’hommes et de femmes sur la Beauté, mettant sous tension les contradictions induites par la confrontation d’une trentaine d’œuvres.  
Se référant au film éponyme de Jean Cocteau de 1946, lui-même adapté d’un conte écrit dans la tradition des salons littéraires français du XVIIIème siècle, La Belle et la Bête invite à une réflexion sur la dualité de la Beauté, un des sujets fondamentaux de l’art, qui questionne les notions de l’altérité, du reflet de soi dans l’œil de l’autre, de l’identité qui se construit dans le miroir étrange de son semblable. Cette observation est particulièrement frappante dans le rapport de l’artiste avec son modèle, parfois son alter ego dont il a besoin pour se représenter dans le monde. Ce double provoque souvent des relations ambivalentes de domination et d’assujettissement, d’avide voracité, ou une insatiable quête
de la singularité du moi dans l’autre…
C’est l’une des clefs de compréhension de ce fameux tableau de Bernard Buffet, Les Oiseaux, le Rapace, 1959, qui dépeint dans un corps nu et parfait celle qui devient à partir de cette période, la muse de l’artiste, ce dernier étant représenté par un faucon monstrueux qui la dévore. À partir de cette œuvre, cette exposition se compose d’œuvres majeures prêtées par des institutions prestigieuses et des artistes, et en complément, une sélection de la Collection Bernard Magrez : peintures, sculptures, photographies, vidéos, et installations. Autant de médiums hétérogènes pour éclairer un itinéraire contemporain de La Belle et de la Bête dans les salons du Château Labottière, transformé à nouveau en un espace de poésie visuelle et d’émotions.
Vivre debout, Respecter l’Autre, Jamais Renoncer, Gagner en Tempérance, sont les valeurs que veut transmettre l’Institut Culturel aux jeunes artistes et au public à travers ses expositions et sa collection. Elles témoignent de manière éclectique d’un regard passionné, fortement attaché à la question de la Beauté, au symbolisme dans l’art et à la recherche de l’universel. Ce sont ces valeurs qui sont éclairées par les Maîtres et les œuvres maîtresses de l’exposition La Belle et la Bête, ce nouveau parcours de l’Institut Culturel Bernard Magrez.

View Point

Huis Marseille, Museum for Photography, Amsterdam

14 Septembre - 9 Décembre 2012

The Viewpoint exhibition walks lines that cross between photography and other visual arts, between the museum´s own photographic collection and the collections of others, between contemporary art and echoes of the past. Viewpoint underlines the emotion that looking at an artwork can bring about, and in doing so it takes a clear position on the processes of collecting and exhibiting.

Viewpoint is about looking and being looked at, about inspiration and derivation, and about the punch that old artworks can still pack. The creation and experience of an exhibition can be compared with an intense game of chess between the parties, and ultimately, looking at an artwork is not so much about style as about impact: whether the art works for you. Museums have the task of keeping their collections up to date in every respect, and to expose them, not just to their public, but to other connections, other contexts, than the usual chronological, monographic, or stylistic exhibition forms. Viewpoint  is an invitation to regard an exhibition as an arena of tension between the artworks themselves – with all the complexities, conflicting energies, and mutual power relations that this entails.

Viewpoint holds the door open between new media (photography and film) and the world of painting. The resulting visual discourse reveals many relationships, a few of which this exhibition will formulate thematically:

1.) Looking at Picasso, with I see a woman crying (Weeping Woman)
In Viewpoint the ‘emotion of looking’ attains its purest expression in the magisterial work I see a woman crying (Weeping Woman) by Rineke Dijkstra. The work, which dates from 2009, was jointly acquired by Huis Marseille and Museum de Pont in 2010. This film proves once again that in the hands of a good photographer an ordinary video camera can yield extraordinary results. Rineke Dijkstra filmed a group of 12-year-old schoolchildren in the Tate Liverpool museum as they looked at Picasso´s 1937 painting of a weeping Dora Maar; the painting itself, however, is never shown. The children´s body language reveals the initial difficulties they feel in engaging with the work, but the more they allow themselves to be swept along by the painting´s emotional content, the easier this becomes. Dijkstra’s film shows how their cautious comments gradually turn into a torrent of words, of both agreement and dissent, and how together, speaking ever more quickly and openly, they give the emotions evoked in them by Picasso’s Weeping Woman a place in the world of their own experiences.

2.) In Making and Unmaking Selves Dora Maar comes face to face with the Chinese actress Fan Bingbing, photographed regarding herself in a hand mirror. Vanity? These days we seem to be more interested in the process of attaining perfect beauty than in the end result. With works by Valérie Belin, David Golblatt, Hubbard/Birchler, Mark Melvin, Sam Samore and David Slijper.

3.) The title An Embarrassment of Riches is taken from Simon Schama´s book of the same name describing the Dutch Golden Age. Here, benevolent but exorbitant portraits, still lives and landscapes unanimously express the conviction that abundance and sensuality invariably have dark undersides. With Antoni + Alison, Beate Guetschow, Yasumasa Morimura, Yuki Onodera, Shirana Shabazi, Han Singels and Sylvie Zijlmans.

4.) Saints & Sinners is about crowd behaviour, as for instance in the huge grid You and My Friends 1 that the American photographer Ryan McGinley made after spending four years photographing faces in the crowds at large outdoor music festivals. Many of the images are bathed in a single colour, the result of stage lighting. The vivid colours strengthen the emotions we see in the fans´ faces, and link them together into a single ‘youthful sublime’. A very different sense of the masses is evoked by the talking heads in Side Effect by Tony Oursler (1999). Saints & Sinners is about mass behaviour, solidarity, and the anarchic counterforces that these can provoke. With work by Sven Augustijnen, Luc Delahaye, Andreas Gursky, Cor Jaring, Daido Moriyama and Lieko Shiga.

5.) Distance and the intangible takes ´distance´ – in itself a concrete, measurable phenomenon – and compares it with the much more abstract idea of the ´distant´, the ´intangible´. Jochen Lempert turns his powers of empathy towards both living and stuffed animals, all but imperceptibly bridging the border between them. Roni Horn works in a similar vein, but her gaze is strictly analytical. Other works are by Ottomar Anschütz, Antoinette Nausikaa and Jörg Sasse.

6.) In Utopia, imagination is put to work creating worlds: the natural domain of photography. With James Casabere, Popel Coumou and Edwin Zwakman.

So this autumn Huis Marseille will link new acquisitions with older mainstays of its collection, as well as linking its own photographs with works borrowed from other collections, to stimulate energetic visual discourses in all of its various rooms. The stunning video and photographic images in Viewpoint will bring about a world of profuse artistic cross-fertilisation. And at this year´s Paris Photo Huis Marseille will be presenting a selection of works that emphasizes other aspects again, so the richness of its collection will truly attain full bloom.

Extra Large, Oeuvres Monumentales de la collection du Centre Pompidou à Monaco

Grimaldi Forum, Monaco

13 Juillet - 9 Septembre 2012

Eté 2012, le Grimaldi Forum Monaco renoue avec l’art contemporain…. Après avoir magnifié l’icône Andy Warhol en 2003, réuni la collection africaine de Jean Pigozzi en 2005 et vanté la création artistique à New York en 2006, le Grimaldi Forum Monaco invite le Centre Pompidou à exposer une sélection de sa collection « en grand format ».


L’exposition « Extra Large » se propose d’opérer une traversée des collections modernes et contemporaines du Centre Pompidou avec une cinquantaine de ses œuvres les plus monumentales, dont certaines sont de récentes acquisitions ou qui n’ont jamais été exposées en Europe. Objectif : entrainer le visiteur dans un vertige empathique et lui faire découvrir des grands noms de l’art du XXème siècle.


Ce parcours spectaculaire, parfois « vertigineux », jalonné des grands noms de l’art du XXe et du XXIe siècle, éclaire la notion de monumentalité. Il présente des œuvres de très grands formats de Joan Miró, Jean Dubuffet, Matta, Pierre Soulages, Frank Stella, Sam Francis ou encore Yan Pei-Ming, mais aussi des sculptures, installations et environnements de Joseph Beuys, Christian Boltanski, Daniel Buren en passant par Sol LeWitt, Anish Kapoor ou Bill Viola : des chefs-d’œuvre de la création moderne et contemporaine réunis dans une proposition délibérément « hors normes ».


Ce projet est le fruit d’une étroite collaboration entre le Centre Pompidou et le Grimaldi Forum Monaco, qui trouve ici l’occasion rêvée de mettre en valeur son écrin de l’Espace Ravel et ses 4000 m2. C’est presque un comble d’évoquer cette approche monumentale de l’art dans un pays étiqueté comme « le second plus petit Etat du monde » ! Le public n’est donc pas au bout de ses surprises…

Rencontres Internationales de la Photographie d´Arles : Mannequins - le corps de la Mode

Espace Van Gogh, Arles, France

2 Juillet - 23 Septembre 2012

Le mannequin est l’un des rouages essentiels de la diffusion des maisons de couture et des marques de prêt-à-porter. Des premières illustrations de mode du 19e siècle aux photographies de modèles, des pages de magazines, des publicités jusqu’aux vidéos, il est reproduit à l’infini. Créé par et pour la mode, il incarne les contradictions d’une industrie tiraillée entre commerce et création, dont l’une des principales activités est de produire des images.
Empruntant son nom au mannequin en osier qui servait au 19e siècle à montrer les robes dans le salon du couturier, le mannequin vivant a pour fonction de porter les modèles des dernières collections devant les clientes comme devant l’objectif. Il gardera ce statut d’« objet inanimé » qui met en valeur les vêtements pour mieux les vendre. Pourtant le mannequin, défini comme un idéal féminin de beauté et de jeunesse, est représenté avec une perfection toute artificielle qui a pour but de séduire. Pour répondre aux besoins de rentabilité de l’économie de la mode, il est formaté, dupliqué dans des poses mécaniques, façonné par le maquillage ou par la retouche. Produit de son époque, corps modèle, le mannequin répond à des normes physiques et esthétiques qui, pour vendre du rêve, laissent peu de place à la singularité ou au réalisme.
Ce sont les femmes de la haute société et les actrices qui, depuis le début du 20e siècle, jouent sans discontinuer les icônes de mode, apportant leur notoriété aux grandes marques et aux magazines. Les mannequins professionnels n’imposent leur visage et leur nom que plus tard. Révélées par les couturiers ou les photographes, elles sont leurs créatures, leurs muses. Célèbres, devenues stars, elles font vendre du papier glacé. Reconnaissables mais modelables, elles jouent de leur image et de leur personnalité ; pour des magazines ou des grandes marques, elles endossent des rôles de fiction sous la direction de photographes metteurs en scène. Au-delà du système de la mode, elles incarnent leurs fantasmes.
Du mannequin anonyme à la cover-girl, du portemanteau au sex-symbol, du top model à la girl next door, les ambivalences du mannequin de mode sont au coeur de corpus photographiques qui interrogent sa valeur marchande, esthétique, humaine, ainsi que ses stéréotypes. En réunissant des images pour la plupart issues des collections de Galliera, cette exposition propose une histoire de la photographie de mode du point de vue du modèle et non plus seulement du photographe.

Sylvie Lécallier, commissaire d’exposition, chargée de la collection photographique du musée Galliera.