


Bettina Rheims se consacre à la photographie à partir de 1978 et crée une première série de nus Strip-tease, qui fait l´objet de deux expositions personnelles en 1981, au Centre Pompidou et à la Galerie Texbraun à Paris. Forte de cette reconnaissance, elle travaille sur Animal, une série de portraits d´animaux empaillés, qui seront exposés à Paris et à New York.
Parallèlement, Bettina Rheims réalise des portraits pour les magazines de mode du monde entier, ainsi que pour des pochettes de disques, des affiches de films et tourne en 1986 son premier film publicitaire. Poursuivant sa carrière artistique parallèlement à cette carrière commerciale, elle publie Female Trouble en 1989, qui rassemble ses portraits de femmes créés depuis 10 ans.
Entre 1990 et 1992, elle réalise la série mythique Chambre Close avec la collaboration de Serge Bramly. Couronné de succès, ce premier travail réalisé en couleur est exposé dans le monde entier et son livre est un best-seller régulièrement réédité. La renommée de Bettina Rheims traverse les continents, de grandes rétrospectives sont consacrées à l’artiste en Europe, aux Etats-Unis et en Asie…
La consécration survient en 1999 avec la série I.N.R.I., important projet photographique réalisé en collaboration avec Serge Bramly. Retraçant les principales scènes de la Bible et de la vie du Christ, ces photographies révèlent toute la culture dont est empreinte Bettina Rheims et qui influence son œuvre. Malgré la violente polémique déclenchée alors en France par la publication du livre, la série fait pendant de nombreuses années l’objet d’expositions dans le monde entier.
Photographe de la femme et de la chair, Bettina Rheims ne cherche pas fondamentalement à embellir ses modèles. En transcendant leur corps pour atteindre leur féminité primitive, elle révèle leurs émotions et leur intimité, comme dans sa série récente Just like a woman (2008). Lorsqu’elle photographie ses modèles sans complaisance, elle ne révèle que davantage encore leur charisme, leur sensualité, leur féminité et leur sensibilité, l’imperfection humanisant ces femmes qui deviennent vibrantes, vivantes, semblant se livrer entières à nous, telles ses Héroïnes (2005).
Par son regard spécifique, femme mettant les autres femmes à nu au travers de son objectif, Bettina Rheims instaure une proximité entre le spectateur et la femme tout à coup dévoilée dans son intériorité.


