KEITH HARING

Keith Haring s’est très vite fait remarquer par ses graffiti dans les rues de New York, avant que son travail soit exposé dans de prestigieuses galeries comme celle de Leo Castelli.
Souhaitant que son art soit au cœur de la vie et qu’il reste toujours accessible à tous, les créations de Haring envahissent le métro, les murs de la ville, les réverbères, les voitures, les vêtements ou les corps. Il commercialisa même à partir de 1986 ses propres produits dérivés dans sa boutique Pop Shop.

Haring élabora une écriture graphique aux lignes simplifiées et compréhensible par tous, s’inspirant du Standart de A.R. Penck qu’il considérait comme un mentor. Considérant ses dessins comme des idéogrammes, ses figures aux couleurs franches et vives se font universelles, à l’instar du Radiant Baby qui symbolise la vie, la joie et l´espoir.

Au-delà de cette légèreté apparente, ce sont les maux de son époque qu’il représenta, comme la drogue, le pouvoir subversif des médias et de l’argent ou le SIDA, dont il fut l’une des nombreuses victimes. Se sachant malade dès 1987, Haring devint un artiste engagé et un militant actif cherchant à mettre en garde contre ce fléau, en particulier les jeunes enfants.

Fauché par la maladie à 31 ans à peine, Haring a pourtant profondément marqué son époque, en introduisant l’art de la rue dans les musées.
Son amitié avec Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat, son langage artistique unique, ses happenings au Club 57 et sa proclamation d´une identité artistique "gay" en font le symbole de la frénésie créative qui allait de paire avec l’effervescence du New York underground des années 1980.