

February 03 - June 28, 2010 |
MCDERMOTT & MCGOUGH - PIERRE ET GILLES - AR PENCK - KEITH HARING
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"C´est la vie! Vanités de Caravage à Damien Hirst"
Musée Maillol, Paris (catalogue)
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McDermott & McGough And to some extent, 1888, 1993 Palladium 35,5 x 28 cm edition of 3 and 3 artists´s proofs
exhibition release
C’est la vie !
Jamais l’art des vanités n’a été aussi vivant, accaparé par la mode, la musique ou la
rue. Crânes et ossements envahissent notre quotidien et s’affichent sur les
vêtements, les bijoux, les figurines de publicité, les vidéos et autres pochettes de CD.
A l’origine de cet élan, une petite phrase qui résonne et se démultiplie : « Souviens-
toi que tu vas mourir », chuchotait l’esclave à l’oreille du général romain pendant la
cérémonie du triomphe.
Prolongement de cette mise en garde salvatrice, l’art a pris la relève. Depuis
l’Antiquité, les vanités memento mori sont les pense-bêtes de la condition humaine.
Au cœur de l’inspiration des artistes depuis la fin du Moyen Age, ces créations
morbides évoluent au fil des époques et des modes. Aujourd’hui, les vanités
reviennent sur le devant de la scène occidentale. De la superstition à l’obsession, ces
thèmes retrouvent une actualité poignante dans l’art contemporain.
Pourtant, quand les vanités médiévales soulignaient la brièveté de la vie et donc
l’inutilité des biens terrestres, les vanités actuelles sont plus agressives. Elles
évoquent désormais les totalitarismes et l’explosion pernicieuse de la société de
consommation. Aujourd’hui, la mort n’est plus un échec puisque seule la mort de
l’espèce est envisageable et le squelette devient une simple représentation,
impudique et fascinante. Les immenses progrès de la génétique font fantasmer les
artistes sur le rêve de la vie éternelle.
C’est la découverte d’une très belle collection synchronique qui nous a donné l’envie
de mettre en perspective ces deux approches de la mort, violente ou pacifiée, à
travers une exposition originale de plus de 150 pièces.
www.museemaillol.com


